Rencontrez Harnois Groupe pétrolier

Pour son commerçant du mois d’octobre, le Groupe Laroche s’est entretenu avec Serge Harnois, président-directeur général, et Mathieu Robillard, directeur, développement immobilier. Ils sont tous les deux de Harnois Groupe pétrolier, l’entreprise derrière la station-service du Quartier Brompton et, prochainement, de celle du Quartier Portland.

Fondée en 1958 par monsieur Claude Harnois et sa femme, Lise Robitaille, cette entreprise familiale est passée de 11 employés, dans les années 1990, à 850 aujourd’hui. Elle est aujourd’hui la propriété de trois des enfants des fondateurs : Claudine, Luc et Serge. Le Groupe — plus important détaillant d’essence indépendant au Québec — a largement bénéficié de son association avec Esso dans sa croissance, dont elle distribue les produits, et de l’acquisition de la bien connue bannière Pétro-T.

Outre la distribution d’essence, quels sont vos autres champs d’expertise ?

Serge : Le Groupe possède son propre réseau de dépanneurs. Nous distribuons aussi les lubrifiants Mobil et les produits complémentaires H-Go, en plus d’approvisionner, en carburants et en lubrifiants, une vaste clientèle commerciale, de même que certains aéroports. Nous livrons également du mazout à domicile.

Harnois Groupe pétrolier, c’est une affaire de famille ! Monsieur Harnois, vous en êtes propriétaire avec votre frère et votre sœur depuis le milieu des années 1990. Quels sont les rôles de chacun et comment vous êtes-vous joint à l’entreprise ?

Serge : Luc, mon frère, est le premier à être arrivé dans l’entreprise, en 1985, pendant sa maîtrise en génie mécanique. Jusqu’à ce qu’il parte en semi-retraite récemment, il était responsable de l’efficience opérationnelle ainsi que des volets administration et informatique. Maintenant, il s’occupe davantage des projets spéciaux, en plus d’être membre du conseil d’administration.

J’ai étudié aux HEC et seulement deux jours après l’obtention de mon diplôme, en 1989, je suis arrivé dans l’entreprise. Cela avait toujours été dans mes plans de travailler avec mon père. Pour ma part, je suis responsable des ventes ainsi que du développement, et j’ai pris les rênes de la présidence et de la direction générale.

Ma sœur Claudine, quant à elle, s’est jointe à nous en 1991, après avoir fait des études en journalisme et des études canadiennes à l’Université d’Ottawa. Elle est aussi en retraite progressive; auparavant, elle était vice-présidente des communications et des ressources humaines. Maintenant, comme mon frère, elle s’occupe des projets spéciaux et elle siège au conseil d’administration.

L’aspect familial se reflète-t-il au sein de l’entreprise ?

Serge : Avec la croissance que nous avons connue, c’est un défi de garder les valeurs familiales au sein de l’entreprise, mais nous y travaillons tous les jours! Je pense que nous avons réussi à conserver une belle proximité avec nos employés. À mes yeux, nous sommes une grande équipe, alors la hiérarchie et les chaînes de commandement, ça ne reflète pas trop notre façon de fonctionner.

D’ailleurs, nous organisons, chaque mois, des dîners d’échange où nous sélectionnons entre 8 et 10 personnes par département pour leur permettre de s’exprimer en regard des décisions de l’entreprise et de discuter d’aspects à améliorer.

Vous avez reçu, en mars dernier, le prestigieux titre de lauréate des Sociétés les mieux gérées au Canada : qu’est-ce qui vous a valu ce titre, à votre avis ?

Serge : La croissance continue de l’entreprise sur les plans économique, géographique, ainsi que de volume et de ligne d’affaires. Le tout, à travers une rentabilité et une solidité financière, résultats d’une bonne gestion des ressources humaines! Ce prix, nous le devons aussi grandement à nos employés, qui adhèrent quotidiennement à nos valeurs d’entreprise.

Quels sont les défis que vous rencontrez en tant que groupe pétrolier ? Comment y faites-vous face ?

Serge : Le plus grand défi est la transformation du marché : les stations-service sont très différentes d’il y a 30 ans et ça changera encore; il faut s’adapter. La façon de vendre l’essence a changé aussi : il faut maintenant offrir plus que du gaz. Les gens veulent un one stop shop contenant un dépanneur avec une offre moderne et adaptée à leurs besoins, un restaurant, un lave-auto, etc. Tout cela, dans un marché déjà mature.

Avec l’avènement éventuel de la voiture électrique, il faut savoir prévoir les changements dans les habitudes de consommation et être en avant de la parade. D’ailleurs, nous offrons déjà des bornes à recharge rapide sur quelques sites. Nous avons été le premier réseau de station-services à le faire au Québec, et nous considérons qu’il s’agit d’un bon complément à nos activités.

Comment a commencé votre relation avec le Groupe Laroche ?

Mathieu : En fait, quand nous avons acheté Pétro-T, l’entreprise avait déjà un accord avec le Groupe Laroche pour son Quartier Brompton. Nous avons donc pris la relève et nous avons modifié l’entente pour y inclure un contrat d’approvisionnement avec la bannière Esso.

Quels sont les avantages de travailler avec le Groupe Laroche ?

Mathieu : Ce qui prime, chez le Groupe Laroche, c’est le professionnalisme. C’est donc très agréable de travailler avec cette équipe! Aussi, comme il est, lui aussi, un développeur dynamique, nos deux groupes forment un duo gagnant.

Pourquoi avoir décidé de travailler à nouveau avec le Groupe Laroche pour son Quartier Portland ?

Mathieu : Nous avons vécu une belle expérience avec le Quartier Brompton et nous avons développé une bonne relation d’affaires avec le Groupe Laroche. Ça s’est donc fait de façon assez naturelle de travailler à nouveau de concert avec eux pour le Quartier Portland.

Il s’agissait, pour nous, d’une opportunité d’accroître notre part de marché en Estrie. Le site deviendra un pôle commercial stratégique, et nous prévoyons une belle croissance pour ce quartier. Plusieurs phases de développement sont d’ailleurs prévues, ce qui fera, à terme, augmenter notre clientèle.

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