La réflexion des élus sur l’emplacement des bureaux de plus de 750 m2, ailleurs qu’au centre-ville, un principe de développement durable

Éric Laroche, Vice-président du Groupe Laroche, entreprise familiale du secteur immobilier, voit d’un très bon oeil la réflexion que les élus de Sherbrooke entament concernant la réglementation actuelle concernant les bureaux de plus de 750 m2qui doivent obligatoirement être situés dans le secteur du centre-ville.

« Je trouve que la démarche des élus est très pertinente dans le contexte de 2020. Le règlement actuel est contraignant en matière d’implantation de bureaux ailleurs qu’au centre-ville de Sherbrooke. On le voit actuellement avec nos clients. Certains veulent s’implanter dans d’autres secteurs de la ville pour des considérations stratégiques : près des axes routiers, près des quartiers résidentiels où se trouve un bassin important de travailleurs, etc.

Dans un contexte de développement durable, nous devons plutôt trouver des moyens pour réduire nos déplacements automobiles et créer des quartiers vivants où les gens peuvent travailler, vivre, se divertir et se déplacer efficacement en transport collectif et actif… Bref, créer des milieux de vie complets avec des commerces, des services, des habitations et des espaces publics et non créer des pôles unifonctionnels, comme c’est plus souvent le cas à Sherbrooke, forçant ainsi les gens à se déplacer constamment.

Je suis convaincu que Sherbrooke perd actuellement des opportunités d’affaires parce que certaines entreprises ne trouvent pas de bureaux qui correspondent à leurs besoins et qu’elles ne souhaitent pas aller au centre-ville pour toutes sortes de raisons légitimes.

La revitalisation du centre-ville demeure un enjeu important, mais je suis convaincu que c’est possible de favoriser l’essor de ce secteur sans perdre des opportunités d’affaires pour Sherbrooke. Certaines autres villes ont réussi. Les incitatifs présents au centre-ville sont assurément un élément attractif pour certaines entreprises. Par contre, les clients qui ne souhaitent pas bénéficier de ce type d’incitatifs, et souhaitent s’implanter ailleurs, doivent pouvoir compter sur d’autres possibilités à Sherbrooke. La réflexion des élus, au conseil du 3 février prochain, est un pas dans la bonne direction pour que Sherbrooke cesse de perdre des opportunités. », mentionne Éric Laroche.

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