Publié le 22 juin 2016 à 23h25 | Mis à jour le 22 juin 2016 à 23h25

Jonathan Custeau
La Tribune

Citoyens_Brompton

Le vice-président du Groupe Laroche, Éric Laroche, a ratissé le terrain
sur lequel il compte construire une centaine d’unités d’habitation pour
rassurer les citoyens sur la teneur du projet.
Spectre Média, Julien Chamberland

(Sherbrooke) Des inquiétudes pour la circulation sur la rue Laval et des interrogations sur le sort  de la forêt ne suffisent pas pour freiner l’adhésion des citoyens de Brompton au projet résidentiel  projeté par le Groupe Laroche derrière l’école secondaire de Bromptonville. À la rencontre  citoyenne organisée mercredi, ils étaient une cinquantaine, prêts à interroger le promoteur, à applaudir majoritairement l’initiative.

Le projet, qui serait réalisé en deux phases, comporte l’ouverture d’une rue à travers le  développement commercial qui comptera un Tim Hortons, près de la rue des PME.  Une centaine d’unités d’habitation, principalement dans des quatre à six logements, sont prévues.

Un parc serait aussi aménagé à l’entrée du développement et un passage pour piétons donnerait un  deuxième accès à partir de la rue Laval.

Environ 80 % de la zone boisée détenue par le Groupe Laroche, dont une érablière où est située une cabane à sucre, serait préservée. Une bonne partie des terrains du promoteur est d’ailleurs située à l’extérieur de la zone urbaine et ne pourra pas être développée avant une quinzaine d’années.

La population rassurée

Pour rassurer la population, le Groupe Laroche a transporté les citoyens sur le site en question pour bien situer le projet. Les citoyens qui s’y rendraient par eux-mêmes verraient la zone de développement délimitée par des fanions roses.

Michel Dupras, urbaniste, a expliqué que cette zone à l’entrée de l’arrondissement constitue un des deux seuls endroits où du développement résidentiel peut être réalisé à Brompton. La proximité d’une école secondaire et des services municipaux en font un site logique pour l’ajout de bâtiments  résidentiels, explique-t-il.

Le biologiste Jacques Mongeau a quant à lui relevé un milieu humide, une érablière centenaire et des espèces de fougères vulnérables qui ne seraient pas menacés par le  projet.

Le vice-président du Groupe Laroche, Éric Laroche, a quant à lui indiqué que des trottoirs seraient ajoutés le long de la rue Laval, qui serait urbanisée. Il se dit prêt à financer une partie des travaux d’urbanisation. Une entente est aussi survenue avec l’école secondaire est aussi survenue avec l’école secondair sucre pour les élèves et les enseignants.

« Nous avons déjà des demandes pour des terrains. »

Le citoyen André Lacharité a relevé la congestion à l’intersection de la rue Bourgeoys, problème soulevé par plusieurs et qui ne s’améliorerait pas avec un nouveau développement. Lyne Moreau, elle, espère un lien piétonnier qui permettra aux jeunes enfants de marcher jusqu’à l’école primaire sans devoir passer par la rue Laval. Jean-Pierre Émond a voulu savoir si l’usine d’épuration pouvait recevoir les eaux usées du nouveau quartier.

« Nous n’avons pas eu d’indication selon lesquelles il y aurait un problème », a répondu Éric Laroche.

Cathy Lopez a quant à elle souligné qu’une centaine de maisons sont à vendre à Brompton. « Si on en construit d’autres, est-ce que ce sera viable? »

« Nous avons déjà des demandes pour des terrains », a rétorqué Éric Laroche, qui a précisé que le projet ne prendrait pas son envol avant deux ans. Une modification au schéma d’aménagement sera nécessaire et une demande devra être adressée au gouvernement du Québec pour ce faire.

Donald Bouchard, qui parlait au nom de la communauté des frères du Sacré-Coeur, a mentionné que la communauté défendait des valeurs de développement durable et que la protection de 80 % de la forêt sur ces terrains lui plaît beaucoup.

La conseillère Nicole Bergeron a conclu en ajoutant que les démarches auprès du gouvernement se feraient en toute transparence. « Nous le faisons avec l’assentiment des gens. Si je ne sentais pas une adhésion des citoyens, nous n’irions pas en demande pour modifier le schéma d’aménagement.

Source :

Jonathan Custeau
La Tribune

 

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